Au Burkina Faso, l’Union européenne soutient le développement de l’entrepreneuriat social

Source: Union Européenne Par:
Union Européenne
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Suite à l’organisation des Journées de l’Entrepreneuriat Social (JES), du 7 au 9 juin à Ouagadougou, par La Fabrique, nous vous proposons une série de deux articles sur ce rendez-vous de l’innovation sociale. Dans celui-ci, l’Union européenne, partenaire majeur de l’évènement, détaille les formes à travers lesquelles elle soutient la création de micro et petites entreprises, l’émergence du secteur privé ou encore la formation professionnelle.

L’entrepreneuriat social est au cœur de l’actualité internationale : en Europe, où les troisièmes journées européennes de l’entreprise sociale ont été organisées le 4 juin 2018, comme à Ouagadougou lors de Journées de l’Entrepreneuriat Social (JES) du 7 au 9 juin. Aujourd’hui, selon le Comité Economique et Social Européen, l’économie sociale offre un emploi rémunéré à 6,3 % de la population active, ce qui représente 13,6 millions d’emplois rémunérés dans l’Union européenne.

Ainsi, l’entrepreneuriat social a un rôle reconnu pour le développement d’une croissance intelligente, durable et inclusive. L’Union Européenne reconnait ce rôle clé, qui pourrait contribuer à l’atteinte de certains objectifs de développement durable. Elle contribue à offrir un environnement propice à l’entrepreneuriat social en Europe et partout dans le monde.

Pour l’Union Européenne, l’entrepreneuriat social couvre les types d’entreprises suivants:

  • Celles pour qui l’objectif social est la raison de l’activité commerciale, souvent sous la forme d’un haut niveau d’innovation sociale.
  • Celles dont les bénéfices sont principalement réinvestis pour atteindre cet objectif social.
  • Celles où la méthode d’organisation ou le système de propriété reflète la mission de l’entreprise, en utilisant des principes démocratiques ou participatifs ou en se concentrant sur la justice sociale.
© Union Européenne –JES 2018

Au Burkina Faso, l’Union Européenne, et notamment à travers le Fonds Fiduciaire d’Urgence pour l’Afrique, a lancé des initiatives visant la promotion de programmes économiques inclusifs générateurs d’emploi, en privilégiant la formation professionnelle, la création de micro et petites entreprises, et l’entrepreneuriat. L’Union Européenne accompagne également l’émergence du secteur privé, en travaillant sur les chaines de valeur, ainsi que sur la structuration des chambres de commerce euro-burkinabè. Il s’agit, plus largement, d’améliorer durablement l’environnement des affaires, pour permettre l’émergence d’un secteur privé fiable, responsable et propice au développement de l’entrepreneuriat social.

Pour autant le secteur privé se trouve confronté à de réels défis, parmi lesquels l’accès au financement. Ceci est d’autant plus vrai pour les entreprises sociales, compte tenu des charges supérieures qui limitent en partie leur rentabilité. L’enjeu au Burkina Faso est ainsi de pouvoir créer un cadre règlementaire et un environnement juridique adapté à ces nouveaux acteurs.

Car il s’agit bien d’accompagner de nouveaux acteurs de l’économie sociale, dont l’objectif est de conjuguer efficacement soutenabilité financière avec activités génératrices de bien-être social. Point de jonction entre le monde associatif et celui des entreprises privées, l’entrepreneuriat social doit avoir une visibilité adaptée pour mettre en évidence son impact positif sur la société.