Sénégal: Aliou Sow, un nom qui restera toujours dans les mémoires

Sénégal: Alioune Sow, un nom qui restera toujours dans les memoires
Credit: Capture d'écran de l'émission Réussite sur Canal+

Sa touche est unique, son regard si singulier, son savoir-faire est immense, sa technique est une alchimie qui modifie le béton en or. La construction d’édifices est sa spécialité. Dans les BTP au Sénégal, Aliou Sow à travers son Consortium Sahélien d’Entreprise (CSE), est admiré et respecté par tous ses confrères. Happy in Africa rend hommage à ce grand monsieur qui est une inspiration pour la jeunesse africaine.

C’est ce mercredi à Paris qu’Aliou Sow est décédé. Le Sénégal retient de ce monsieur, un fils unique qui a façonné l’image de la capitale Sénégalaise. L’homme d’affaires, mort à 83 ans, a su donner à son entreprise un rayonnement continental. Le CSE s’est hissée au premier plan en matière de travaux BTP en Afrique. La compagnie est présente sur une grande partie du continent : Mali, Cameroun, Guinée, Sierra Leone et Niger.

 

Monsieur Aliou Sow était un entrepreneur dévoué à la tâche dont la démarche inspire admiration et respect. Il a commencé au plus bas de l’échelle. Avec beaucoup de précisions et des objectifs ambitieux, il a bâti un empire qui rayonne en Afrique de l’ouest. Accompagné de sa modestie habituelle, il affirmait dans un reportage de Canal+ pour l’émission Réussir :

J’ai transporté des briques, des sacs de ciments. J’ai été chef de chantier, j’ai été au four et au moulin. Quand je dis que je me levais à 03 heures du matin pour aller visiter les chantiers, les gens ont du mal à me croire mais c’est la réalité.

Avec plein d’énergie et d’ambition, Aliou Sow a mis en place le premier groupe BTP 100% africain en Afrique de l’Ouest. C’est chez « SHELL » la multinationale anglo-néerlandaise que Aliou Sow a débuté son parcours professionnel.

La chance que j’ai eu c’est d’être passé chez Shell, où j’ai appris la gestion à l’anglo-saxonne.

Après 10 ans dans le pétrole, le jeune ingénieur décide de créer sa jeune entreprise. Beaucoup d’obstacles au début de son parcours dans les BTP, mais Aliou Sow a su construire et consolider son réseau :

Je suis tombé sur un ami banquier, qui m’a supporté, qui m’a prêté les 5 millions de FCFA. Équivaut à 10 mille dollars à l’époque.

Aliou Sow a tenu dur face aux majors du secteur des BTP en Afrique de l’Ouest qui avaient un quasi-monopole à l’époque comme l’affirme Birane Wane, directeur de la société immobilière du Golf groupe CSE.

En quarante-cinq ans, il a transformé sa PME en une multinationale florissante. Le groupe construit des infrastructures routières pour la plupart des états d’Afrique de l’Ouest : Mali, Burkina Faso, Sierra Leone ou encore Libéria. L’entreprise réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires annuel de 100 milliards de FCFA.

Le dernier bijou offert au pays est l’échangeur de la patte d’oie appelé aussi « échangeur de l’émergence » qui est le plus grand échangeur du pays. Un bijou qui a permis aujourd’hui de fluidifier l’accès à l’aéroport de Dakar.

En février dernier, Aliou a confié son entreprise à des collaborateurs, mais aussi à ses enfants qui ont tous grandi au sein de cette entreprise. Ardo Sow est directeur d’une société du groupe spécialisée dans le terrassement. Oumar Sow, quant à lui, assure la direction du groupe.

Aujourd’hui, le Sénégal peut être fier du travail de ce grand monsieur des BTP qui a construit la première multinationale africaine dont le personnel est constitué à 100% d’africains dont 90 ingénieurs.