Je ne blanchirai pas ma peau

@ lepointsur.com

La question de la dépigmentation de la peau chez les femmes noires n’est pas une thématique nouvelle. Elle ne l’est pas chez les hommes noirs non plus. En Afrique, un grand nombre de personnes utilisent des produits décapants pour blanchir leur épiderme.

Malheureusement, la dépigmentation de la peau et le culte de la blancheur ne se limitent pas à l’Afrique. Ce sont des phénomènes universels. Des Africaines de la diaspora, des Afro-américaines, des Indiennes, et même des Japonaises, pour ne citer que celles-là, se livrent à la dépigmentation et à des rituels pour accentuer la blancheur de leur peau. Pour en revenir à l’Afrique, cette problématique a été dénoncée à maintes reprises par des écrivains, des médecins, des sociologues, des artistes et des personnalités publiques.

 

Ces personnes se sont attardées, en majorité, sur les causes de la pratique en Afrique, citant les contraintes sociales comme les critères esthétiques de certains hommes ayant une préférence pour les femmes de peau claire. Un certain complexe d’infériorité par rapport à l’homme blanc, le faible niveau d’éducation, le plus souvent, des adeptes de la dépigmentation volontaire de la peau, abordent souvent la question sous un angle moralisateur. Aujourd’hui, ce que je voudrais proscrire, c’est ce ton moralisateur et ce doigt accusateur que l’on pointe sur les adeptes de la dépigmentation volontaire de la peau. Ces femmes, ces hommes, je voudrais me mettre à leur place. Je voudrais leur faire connaître les dangers réels de cette pratique, leur dire comment elle porte préjudice à leur humanité.

Des Africaines de la diaspora, des Afro-américaines, des Indiennes, et même des Japonaises, pour ne citer que celles-là, se livrent à la dépigmentation et à des rituels pour accentuer la blancheur de leur peau

La question de la dépigmentation de la peau des femmes (puisque ce sont les premières concernées) met en avant celle des rapports de force entre hommes et femmes dans nos sociétés africaines modernes. La problématique de la vulnérabilité socio-économique de la femme, celle de la féminisation de la pauvreté qui va sans cesse croissant, comme le soulignent les spécialistes des questions de genre en Afrique, celle de l’instruction et de l’éducation de la femme, sont au cœur du débat. Celle des préjugés sociaux aussi.

Que peut une femme peu instruite (donc connaissant mal les effets secondaires de la dépigmentation volontaire de la peau sur sa santé), vulnérable au niveau économique et dépendante financièrement  de son conjoint, son partenaire, face à certains préjugés véhiculés par la société? Préjugés qui veulent, par exemple, que la femme à la peau éclaircie, décapée, ou naturellement claire, soit plus belle que la femme à la peau d’ébène ? Que peut une femme instruite et ayant une certaine indépendance financière, qui pense qu’avec une peau plus claire elle attirera plus aisément un partenaire, un conjoint?

Poursuivez la lecture de cet article en cliquant sur le lien suivant : Je ne blanchirai pas ma peau

Notez que cette tribune a déjà été publiée sur le blog de Madame Aïcha Yatabary : http://aichayatabary.over-blog.com/

[hia_author_boxes roles=”collaborator” include=”10274″ title=”Partenaire”]

Article précédentDominique Martin Saatenang, l’Aigle noir des arts martiaux africains !
Article suivantLe Ghana veut importer 200 MW de la Côte d’Ivoire