Le gouvernement gabonais et la FAO paraphent un accord pour la gestion durable de la faune sauvage

Source: Agence Par:
ecofin

Avec l’appui de l’Union européenne, la FAO et le Gabon s’engagent à concilier sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations rurales et conservation de la faune sauvage, en expérimentant l’organisation d’une filière « viande de brousse » légale et durable associée à une diversification des sources de protéines alternatives.

Cet accord signé par le Coordonnateur du Bureau sous-régional de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Hélder Muteia (photo, gauche), et le ministre des Eaux et Forêts, Jacques-Denis Tsanga (photo, droite), vise à promouvoir la lutte contre la faim, la malnutrition et la pauvreté, ainsi qu’à améliorer les conditions de vie des populations locales, au Gabon.

D’un montant approximatif de 3 500 000 $, sur une durée de cinq ans, le projet s’inscrit dans le cadre du programme global « Gestion durable de la Faune ». Une initiative financée par la Commission européenne, dans le cadre de la stratégie intra-ACP du 11ème FED.

Au Gabon, le projet sera mis en œuvre par le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), sous la supervision de la FAO, maitre d’ouvrage du programme, et en collaboration avec les deux autres partenaires du consortium concepteur du programme, le Centre pour la recherche internationale en foresterie (CIFOR) et la Wildlife Conservation Society (WCS).

Sur le terrain, le projet opèrera sur le site pilote du département de Mouloundou, dans la province de l’Ogooué-Lolo, pour tester le modèle spécifique de « gestion durable de la chasse villageoise dans le bassin d’approvisionnement en venaison d’une petite ville secondaire, dans un contexte de faible densité humaine ».

Hélder Muteia s’est dit heureux du démarrage de cette initiative. Il a notamment indiqué que « ce projet repose sur une approche intégrée innovante pour relever des enjeux de taille, jusqu’ici souvent considérés comme contradictoires, à savoir la sécurité alimentaire et nutritionnelle et la préservation de la biodiversité. Au regard de ces enjeux, la FAO et ses partenaires sont heureux de pouvoir mettre au service du Gabon des expertises multidisciplinaires et multisectorielles, dans le cadre de ce projet ambitieux ».

Pour sa part, Jacques-Denis Tsanga a dit l’intérêt du Gabon de poursuivre avec la FAO le partenariat lié aux questions de préservation et de conservation. « Le gouvernement de la République du Gabon a à cœur de promouvoir un développement qui valorise de multiples façons son capital naturel exceptionnel – tout en le respectant – au bénéfice, en premier lieu, du bien-être des populations. Nous nous réjouissons, a-t-il dit, de ce que ce projet s’inscrit dans cette vision ».

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