Nigeria : Cultiver des champignons pour avoir de la nourriture, des médicaments et des aliments pour les animaux (The Independent)

La culture des champignons gagne du terrain au Nigeria. En effet, un plus grand nombre d’agriculteurs cultivent cette denrée dans leurs jardins ou même dans leurs cuisines.

Olaide Ayeni cultive des champignons. À ses dires, beaucoup de restaurants et d’hôtels importent les champignons qu’ils ajoutent à leurs repas, car peu d’agriculteurs en cultivent dans le pays.

Il ajoute : « Le Nigeria est un bon endroit pour le commerce du champignon…. On peut le cultiver toute l’année, ce qui crée de l’emploi pour les agriculteurs et leur permet de bien gagner leur vie et faire fortune. »

 

Il affirme que les gens évitent de cultiver des champignons parce qu’il leur manque les matériaux et les informations pour démarrer.

Monsieur Ayeni soutient qu’un des avantages des champignons c’est qu’on peut les récolter en peu de temps, ce qui signifie que les paysans peuvent avoir un retour sur leurs investissements plus vite qu’ils ne le pensent.

Chi Tola Roberts préside la Mushroom Development Foundation du Nigeria. Elle déclare : « C’est un modèle d’agriculture qui exige du temps et de l’engagement. Vous devez traiter ce champignon comme vous traitez votre bébé. Il a besoin de soins, il faut éviter qu’il soit contaminé, mais si vous arrivez à surmonter toutes ces difficultés, ça rapporte. »

Madame Roberts ajoute que les champignons contiennent d’importants nutriments : « Le champignon, dont la teneur en protéine varie de trois à sept pour cent lorsqu’il est frais et entre 25 et 40 pour cent lorsqu’il est sec, peut jouer un rôle important dans l’amélioration des régimes alimentaires des humains lorsqu’il n’y a pas beaucoup de viande. »

Elle déclare : « En tant que source de protéines alimentaires, les champignons sont supérieurs à la plupart des fruits et des légumes, à l’exception des haricots et des pois. Les champignons peuvent se consommer frais ou préparés, contrairement aux autres sources de protéines telles que le soja et la levure transformés. »

Les champignons contiennent également d’importants minéraux alimentaires, y compris le sélénium, le cuivre, le potassium et le phosphore.

Adeoye Enitan cultive des champignons. Il déclare : « La majeure partie des champignons que nous avons dans nos supermarchés est importée. Nous pouvons les produire ici en grandes quantités, si nous voulons réellement en faire une activité rentable. »

Un autre agriculteur, Salami Azeez, affirme que, plutôt que de se contenter de l’ancien système de cueillette de champignons dans la nature, les agriculteurs peuvent les cultiver, même en ville.

Monsieur Azeez note que certains champignons sont recherchés non seulement à cause de leur utilité en cuisine, mais également pour les vertus médicinales.

Madame Roberts laisse entendre cependant que les champignons peuvent servir pour autre chose : les aliments pour poissons.

Elle soutient que dans les pays comme le Nigeria où le maïs est la principale source de glucides pour le bétail, les poissons et les humains, les aliments pour animaux faits à base de maïs coûtent cher.

Elle explique : « Désormais, nous pouvons remplacer le maïs par … du champignon entier cultivé et séché dans les aliments pour poissons, car des tests ont été faits et les résultats ont confirmé que le pleurote favorise la croissance des alevins [jeunes poissons]. »

Madame Roberts demande au gouvernement d’accorder plus d’aide au secteur du champignon, qui selon elle a un énorme potentiel au Nigeria.

La présente nouvelle est une adaptation d’un article intitulé « Why Nigerians Should Embrace Mushroom Farming » publié dans The Independent. Pour lire l’article original, cliquez sur : https://independent.ng/why-nigerians-should-embrace-mushroom-farming

Source: Nigeria : Cultiver des champignons pour avoir de la nourriture, des médicaments et des aliments pour les animaux (The Independent)

Partenaire

Ottawa, Canada
Barza infos est un service d’actualité hebdomadaire qui fournit des nouvelles concernant les agriculteurs et agricultrices d’exploitations familiales ainsi que les communautés rurales.