L’allaitement maternel conseillé au Burkina Faso

Une femme allaitant son bébé
Une femme allaitant son bébé

L’allaitement maternel exclusif est le fait de nourrir uniquement le nourrisson au lait maternel dès sa naissance jusqu’à 6 mois.

L’allaitement maternel exclusif est un acte qui doit être fait par tout le monde, un acte qui doit être systématique pour l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant.  Parce que c’est le mode d’alimentation le mieux adapté par rapport à la situation de l’enfant.

L’allaitement maternel est le plus conseillé. Donner le sein, c’est sauver des vies. A la maternité de Bangrin (Burkina Faso), on conseille aux mères de ne nourrir leur bébé qu’avec leur propre lait pendant les six premiers mois et surtout pas d’eau.

Le lait maternel couvre tous les besoins dont l’enfant a besoin

Composé à 88 % d’eau, riche en lactose mais aussi en protéines, en graisses et sels minéraux, il contient tous les nutriments dont le bébé a besoin. « C’est la meilleure nourriture et boisson que l’on puisse lui offrir, c’est naturel, sûr et gratuit », explique une sage femme qui prône l’allaitement exclusif. Elle tâche d’expliquer à chacune de ses patientes, en langue moré et à l’aide d’images simplifiées, les bénéfices de la tétée. Et ils sont nombreux.

Comme de nombreuses mères qui accouchent dans ce centre de santé rural du Burkina Faso, la jeune maman a choisi l’allaitement maternel exclusif pour son premier enfant. « Pour que mon bébé soit fort et en bonne santé », explique timidement la femme de 25 ans. Préconisé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le « 100 % lait maternel et rien d’autre », de la naissance jusqu’aux 6 mois du nourrisson, permet de prévenir la malnutrition et les maladies diarrhéiques, principales causes de mortalité infantile en Afrique de l’Ouest.

« Le lait maternel comme Premier vaccin »

Le lait maternel couvre tous les besoins dont l’enfant a besoin justement pour assurer sa survie et pour le restant de son existence. C’est pourquoi, il est fondamentale que l’enfant soit mis au sein dans l’heure qui suit la naissance. Pour permettre de prendre le premier lait jaune qui a une odeur répugnante. Le colostrum, premier lait épais et jaunâtre secrété à l’accouchement, riche en anticorps. Mais en réalité, c’est sa nature même parce qu’il contient toute les vitamines que la maman a préparées pour son bébé. Il constitue le premier vaccin de l’enfant. Nous sommes dans un contexte où toutes les cultures sont toujours néfastes et cela engendre  des résistances à la notion d’allaitement  exclusif.

Ensuite, le lait maternel contribue au bon développement physique et cognitif de l’enfant, tout en le protégeant des infections respiratoires et des diarrhées.

Au Burkina, où le taux de mortalité infantile des moins de 5 ans est de 82 pour 1 000 naissances, près de 3 500 enfants pourraient chaque année être sauvés grâce à l’allaitement, estime une étude de l’initiative américaine Alive & Thrive.

L’allaitement est pratiqué par une grande partie des Burkinabées. Elles restent nombreuses en revanche à donner d’autres liquides que du lait maternel. Au Burkina, quatre nourrissons sur dix ingurgitent de l’eau ou d’autres boissons, selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).

Dans ce pays enclavé du Sahel où les températures avoisinent les 40 °C pendant la saison chaude, il peut sembler contre-intuitif à certains parents de ne pas donner à boire à leur nourrisson.

Enfin, l’allaitement accélère la récupération de la mère après la naissance. Il réduit les risques de cancer et permet d’espacer les naissances.