Salimata Diop : « La cote des artistes africains est en train de monter »

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© CYRILLE CHOUPAS pour J.A.

ENTRETIEN. Retenez bien son nom et son visage : Salimata Diop. Trente ans à peine et déjà sur tous les fronts de Paris à Dakar, où elle défend l’art contemporain africain.

Elle vit à Londres, travaille à Paris et à Dakar… mais parfois, elle vit à Dakar, travaille à Londres ou Paris… Bref, dans tous les cas, la jeune commissaire franco-sénégalaise et directrice de la programmation culturelle d’AKAA, « Also Known As Africa  », la seule foire d’art contemporain dédié aux œuvres africaines, dans la capitale française, Salimata Diop est bien à sa place. À la lumière d’un beau soleil d’automne, cette passionnée d’art aux longues tresses, au parcours hyperclassique (hypokhâgne, khâgne, master en littérature à la Sorbonne) avant d’opérer le grand saut vers le monde de l’art – explique, argumente avec force et détails chacun de ses choix, sourire et café aux lèvres. Après le succès de la première édition en 2016, la foire d’art contemporain et de design AKAA se renforce dans sa programmation culturelle autour des axes forts que sont les galeries sélectionnées sur le volet aux côtés des plus grands noms experts de l’art contemporain africain, mais aussi toutes les activités autour, comme les débats et ateliers auxquels sont conviés des artistes venus de tous bords, chanteurs, performeurs compris. Si vous souhaitez en savoir plus sur les processus de création des artistes, en apprendre davantage sur les artistes de la Caraïbe, voir des performances, c’est l’endroit rêvé. En effet, cela peut être déroutant pour certains, mais c’est le choix fait par Salimata Diop et Victoria Mann, la fondatrice de ce grand rendez-vous de l’art africain à Paris, d’aller vers des sujets plus ouverts autour bien sûr de la création inspirée, en lien, en confrontation, en direction du continent africain. L’état d’esprit est jeune, le lieu, le Carreau du Temple à Paris ouvert… on pourrait en parler des heures avec Salimata Diop. Très engagée, elle s’est confiée au Point Afrique sur ses ambitions pour la foire d’AKAA, mais aussi sur d’autres fronts notamment en Afrique où elle participe à un projet inédit, la création du musée de la Photographie de Saint-Louis qui sera inauguré à la fin du mois de novembre.

 

 

Le Point Afrique : Quel est le programme de cette deuxième édition de la foire AKAA  ?

Salimata Diop : La programmation de cette année est très riche, car nous proposons encore plus de galeries (38 galeries provenant de 19 pays), dont plus de la moitié proviennent du continent africain. L’autre moitié vient du reste du monde. Pour la première fois, nous proposons de manière généralisée un guide audio afin d’accompagner nos visiteurs tout au long du parcours.

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