Au Ghana, Serge Clottey dénonce et séduit avec ses bidons

© The Guardian

Allure de mannequin, avec son teint ébène, son gabarit imposant et son regard impénétrable, Serge Attukwei Clottey est pourtant un artiste plasticien intéressé par la simplicité. Cette simplicité qu’il exalte avec ingéniosité et fantaisie afin de décrire les problèmes de sa société. Son support par excellence est le bidon.

 

Source : https://www.good.is // c) Nancy Borowick

Il a appelé son concept “Afrogallonism” en référence à l’Afrique et au Gallon appelé aussi bidon en français. Il confronte la question de la culture matérielle à travers l’utilisation de ce récipients.

Au Ghana, le gallon fait partie du décor de la grande majorité des foyers. Il sert à conserver l’eau de robinet qui se fait rare. Avec l’électricité, l’eau est l’un des besoins primaires qui subit une crise dans le pays. Il s’agirait donc d’une sorte de métonymie engagée par l’artiste. Il part de ce gallon, matière première de sa créativité pour sensibiliser sur diverses questions comme le gaspillage des ressources et la récupération des déchets plastiques.

“En découpant les bidons, je veux montrer comment il est possible de se débarrasser du plastique seulement dans sa forme initiale”, Confie t-il au studio international lors d’une interview en mars 2017

Plus jeune, il se servait des bidons comme toile pour y peindre tout ce qui lui passait par la tête. Seize ans plus tard, il arrive à en jouer mêlant esthétique et message fort, parfois même fonctionnalité (rideaux ou tapisseries).

Serge Clottey déchire le bidon, le coupe en petits morceaux, assemble ces morceaux, les peints, intègre le résultat dans des mises en scène atypiques et saisissantes où il fait un acteur plus que crédibles. Ces installations s’intéressent à des sujets tels que la religion, la tradition, la sexualité, et la politique.

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