Top 10 des meilleurs ministres africains des Finances en 2017

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L’organisation spécialisée dans la recherche, l’évaluation, la notation et le classement des institutions du secteur public en Afrique, Africa performance Index (API), vient de publier son classement 2017 des ministères de l’Économie et des Finances les plus performants en l’Afrique. Dix des cinquante-quatre pays du continent se sont distingués par leurs mérites et leurs efforts déterminés.

La liste se dresse comme suit : Burkina, Sénégal, Tanzanie, Éthiopie, Kenya, Rwanda, Niger, Guinée, Côte d’Ivoire et Togo. Sur la base d’une large gamme d’indicateurs quantitatifs, API identifie une dynamique différente de la performance des pouvoirs exécutifs africains, à travers leurs ministères de l’Economie et des Finances.

 

Ces pays ont tous un taux de croissance supérieur à 5%. C’est l’une des raisons qui justifie leur présence sur ce podium de performance. Au niveau institutionnel, le rapport insiste sur un besoin grandissant du développement de compétences et des innovations. Ce paramètre permet de donner une direction claire à l’action publique, en fonction des besoins des petites entreprises et du secteur informel aux échelles nationales.

1. Rosine Sori-Coulibaly, Burkina Faso (53%)

© Sophie Garcia / Hanslucas.com / J.A.

Ministre de l’Économie, des Finances et du Développement depuis le 13 janvier 2016, Hadizatou Rosine Coulynée SORI s’emploie à diminuer le poids des dépenses courantes dans le Budget de l’État. Parmi les réformes qu’elle a engagées, elle veut permettre aux PME d’avoir accès à la commande publique. Diplômée de troisième cycle en Economie du Développement et en Planification, elle a occupé de hautes fonctions sur le plan international notamment dans les organisations onusiennes.

2. Amadou Ba, Sénégal  (52%)

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En poste depuis septembre 2013, Amadou Bâ, ministre de l’Économie et des Finances du Sénégal, est à l’origine de l’entrée du pays de la Teranga dans un cycle de croissance stable amorcé depuis 2014. La croissance économique de la deuxième économie de  l’UEMOA devrait atteindre 6,8 % en 2017 et 6,9 % en 2018 selon les estimations de cette organisation.

3. Philip Mpango, Tanzanie (48%)

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Nommé ministre des Finances depuis 2015, Philip Mpango poursuit le processus des réformes structurelles pour, entre autres, financer la gratuité de l’éducation et mener à bout la nationalisation des pierres précieuses.

4. Abraham Tekeste, Éthiopie (47%)

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Nommé ministre des Finances en 2016, Abraham Teskete est en charge de l’implémentation du plan quinquennal de l’Éthiopie. L’objectif de ce programme est d’afficher une croissance de PIB de 11% par an. Sur la période, la croissance industrielle est fixée à 24% par an.

5. Henry K.Rotich, Kenya (46%)

Henry K. Rotich est, depuis le 15 mai 2013 , le ministre des Finances du Kenya. Il est à l’origine des réformes en profondeur de l’économie kenyane. Prônant la diversification, il fait face à différents enjeux, dont le financement de la dette publique extérieure.

6. Claver Gatete, Rwanda (45%)

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Ministre des Finances et de la Planification économique du Rwanda depuis 2013, il se distingue dans la rationalisation des dépenses courantes, la mise en place des politiques innovantes (diaspora bound) et la facilitation des procédures pour les opérateurs économiques. Il a su gérer des dossiers pour le moins délicats : la suspension de l’aide internationale, à la suite des accusations d’ingérence en RD Congo voisine ; puis la toute première émission obligataire sur les marchés internationaux, en avril 2014.

7. Hassoumi Masaoudou, Niger (43%)

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Ministre des Finances du Niger depuis octobre 2016, il a pour mission de rassembler le financement nécessaire pour la réalisation du Plan de Développement économique et social du Niger sur la période 2017-2021. Par le passé, Hassoumi Masaoudou a occupé plusieurs postes ministériels :  la Communication, la Culture, la Jeunesse et les Sports, l’Intérieur et enfin la Défense.

8. Malado Kaba, Guinée (43%)

© Youri Lenquette/JA

Première Guinéenne nommée ministre des Finances, elle occupe le poste depuis janvier 2016. Héritière des projets de financement des grandes infrastructures, elle met son carnet d’adresses international à la disposition de son pays, surnommé le château d’eau d’Afrique. Elle s’emploie à rationaliser les dépenses et à rétablir la crédibilité de l’État.

9. Adama Koné, Côte d’Ivoire (42%)

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L’ex-patron du Tresor public ivoirien est parvenu, au poste de ministre de l’Économie et des Finances, à concilier l’impératif de la maîtrise du Budget avec la nécessité de la croissance. La crise actuelle du cacao n’a visiblement pas rompu cet équilibre.

10. Sani Yaya, Togo (41%)

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Après avoir occupé le poste de ministre du Budget, Sani Yaya exerce celui de ministre de l’Économie et des Finances du Togo depuis 2015. Son grand défi consiste à restructurer la dette du pays et à mobiliser des fonds pour financer les grands programmes de développement. Précédemment, il a été directeur de l’audit du groupe Ecobank puis nommé administrateur général de la Banque togolaise pour le commerce et l’industrie (BTCI).

Nouveautés

Pour cette troisième édition de la sortie du classement, deux évolutions significatives sont à noter au niveau de l’index. Premièrement, l’élargissement des analyses à tous les pays africains au-delà de la zone franc CFA ou des régions centrales et ouest-africaines comme ce fut le cas lors des éditions précédentes. En second temps, les dimensions traditionnelles à savoir le cadre institutionnel et fiscal, les facteurs économiques endogènes ont été complétées par une nouvelle donnée: l’infrastructure financière digitale.

 

 

Au-delà du réexamen du modèle public, il se dégage des actions précises que l’API recommande à travers sa gamme d’indicateurs. Les ministères de l’Économie et des Finances ont besoin de s’informer en temps réel sur les processus de prise de décision des entreprises nationales et étrangères.

Les ministères ont également la responsabilité de renforcer la compétitivité de ces entreprises, quelles que soient leurs tailles. Dans le même temps, il leur faut assurer que les consommateurs sont protégés.

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