Maroc : le pays africain le plus connecté en matière de transport maritime

Selon une étude de la Conférence des Nations-Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED), le Maroc est le pays africain le mieux connecté en matière de transport maritime. Cette performance du royaume chérifien s’explique par le rôle clé du complexe de Tanger Med et du positionnement stratégique du détroit de Gibraltar, selon l’ONU.

Chaque année, la CNUCED publie son indice de connectivité des transports maritimes réguliers (LSCI-Liner Shipping Connectivity Index). Cette année, le Maroc obtient 67 points sur une échelle de 100.

 

Le Royaume devance l’Égypte (54,6) et l’Afrique du Sud (37,4). Il s’agit d’une remontée pour le Maroc, puisqu’en 2016, il avait perdu des points dans l’indice de connectivité.

Résultat de recherche d'images pour "Tanger Med"Cette performance du Maroc est le fruit de sa politique dans le domaine des infrastructures. Le royaume dispose du Tanger Med, un hub situé sur le détroit de Gibraltar, et est connecté à 174 ports mondiaux. «Le Maroc a affiché une nette amélioration de son indice à la faveur de la dynamique observée en termes de transbordement depuis le hub Tanger Med», a expliqué l’agence onusienne. L’emplacement stratégique de ce complexe portuaire attire en effet un nombre croissant de porte-conteneurs.

«Les plus grands porte-conteneurs, d’une capacité maximale de 18 506 équivalents vingt pieds (EVP), déployés entre l’Europe et l’Asie de l’Est, font escale dans des ports de l’Asie du Sud et du Sud-Est ainsi qu’en Afrique du Nord, particulièrement au Maroc», révèle l’étude.

Le rapport souligne que de nombreux pays en développement sans littoral, les petits États insulaires et les pays les moins avancés sont parmi les plus affectés “en raison de liaisons de transport maritime moins nombreuses, moins fréquentes, moins fiables et plus coûteuses”.

À l’horizon 2030, le Maroc espère assurer un développement regroupé dans six pôles portuaires. Ce regroupement, pour lequel le pays investit plus de 8 milliards de dollars, permettrait d’aligner la gestion et l’organisation des ports marocains sur les standards internationaux.

Article précédentMigration : les dirigeants africains veulent une approche commune
Article suivant“Environnement Startups” : une start up de transformation de l’huile de cacao vainqueur de la première édition