Côte d’Ivoire : une industrie minière en croissance

Le fort potentiel minier de la Côte d’Ivoire se fait déjà reconnaître. Les revenus issus de cette industrie extractive ont atteint la barre des milliards de dollars en 2017, selon le gouvernement. Cette envolée se justifie par la remarquable hausse de production de 146% de manganèse, l’amélioration de l’extraction d’or et le redémarrage de l’exploitation de diamants.

La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, cherche à développer son secteur minier. Longtemps négligé, ce secteur devient un sérieux pourvoyeur de devises pour l’État. L’exécutif ivoirien vient d’annoncer une augmentation de 11,5% du chiffre d’affaires en 2017 à la caisse de l’État.

 

Les raisons de ce bilan positif ne sont pas anodines et se justifient par des chiffres pertinents. En termes d’exploitation, la production de manganèse a bondi de 146%, atteignant 510 000 tonnes en 2017. La production d’or a de son côté atteint 25 395 tonnes lors de l’exercice précédent, soit une augmentation de 2,15% par rapport à 2016. Le nickel, dont l’exploitation a démarré en 2017, a vu sa production s’établir à 379 766 tonnes.

Relancée en avril 2014, après la levée d’une interdiction internationale mise en place pendant la période de crises (2002 et 2011), l’activité des gisements diamantifères a acquis des forces. Le gouvernement ivoirien a également annoncé l’exportation de cinq cargaisons de diamants d’une valeur totale de 11 156 carats, en 2017. Ces expéditions ont ainsi rapporté quelques 2,1 millions de dollars.

 «Le secteur minier a annoncé un chiffre d’affaires de 539 milliards de francs CFA (1,02 milliard de dollars) en 2017, contre 483 milliards (913 millions de dollars) en 2016.» – Bruno Nabagne Koné, porte-parole du gouvernement ivoirien

Dans sa vision de positionner la Côte d’Ivoire parmi les producteurs de minéraux les plus importants du continent africain, le pouvoir en place juge nécessaire de diversifier son offre en matières premières. Il le fait à juste titre parce que les activités de l’industrie de transformation restent limitées.

Il est également prévu un investissement d’un peu plus de 378 millions de dollars (200 milliards de francs CFA) dans la mine d’or d’Ity. Située à l’ouest du pays, cette mine a connu un changement dans son tour de table en mars 2017, après la cession par l’État de 30% de ses parts au groupe canadien Endeavour Mining et à l’ex-international de football ivoirien Didier Drogba. D’autres projets seraient également en cours ou en phase de finalisation dans l’extraction de la bauxite, du nickel et du fer.