CIMAF au Burkina Faso : une nouvelle usine de 20 milliards de Fcfa attendue en 2018

cimenterie du burkina faso
Crédits photo: sidwaya.bf

L’appétit du groupe marocain de cimenterie « Ciments de l’Afrique » (CIMAF) s’agrandit au Burkina Faso. Après avoir installé une usine à Ouagadougou en 2015, CIMAF a décidé de construire une nouvelle cimenterie à Bobo-Dioulasso pour un coût global de 20 milliards de Fcfa. L’investissement va permettre de booster la production annuelle de ciment dans le pays.

L’usine sera installée à Bobo-Dioulasso, la capitale économique du Burkina Faso et la deuxième ville en population après Ouagadougou, le centre culturel, économique et administratif du pays. Pour un coût de 20 milliards de Fcfa, le premier sac de ciment de l’usine est attendu en juin 2018. Cet important investissement vise à doter la capitale économique burkinabé d’un pôle industriel dans le secteur du ciment et satisfaire les demandes et les attentes de la population locale, indique l’Agence de presse Africaine (APA) dans sa livraison de ce weekend.

Pour baisser les prix et le taux de chômage

Au pays des hommes intègres, on consomme chaque année plus de 1,3 million de tonnes. La tonne de ciment vendue actuellement à 115 000 Fcfa contre 140 000 Fcfa fin 2014 devra connaitre une baisse avec l’arrivée de cette nouvelle usine d’une capacité de production annuelle de plus de 700.000 tonnes par an. Parallèlement, cette cimenterie va créer plus de 1.200 emplois directs et indirects. Les activités de construction vont générer entre 800 à 1.000 emplois rien que dans la phase exploitation. Une véritable aubaine dans un pays où le taux de chômage est estimé à 6,6% de la population active, âgée de 15 ans et plus, selon les résultats d’une enquête Multi sectorielle publiés en début-janvier dernier.

Au Burkina Faso, le groupe Marocain n’est pas en terrain inconnu. Le marocain a inauguré sa première usine dans le pays en 2015. Installée à Ouagadougou CIMAF/Burkina a nécessité un investissement de 25 milliards de Fcfa et emploie plus de 200 personnes majoritairement des Burkinabè. Avec une production annuelle de 500 000 tonnes, la quatrième unité de production de l’or gris d’alors se verra doubler ses capacités en 2018. Le CIMAF a entrepris un investissement de plus de 25 milliards de Fcfa l’année prochaine, doublant ainsi la production annuelle de l’usine de Ouagadougou soit plus d’un million de tonnes.

10 millions de tonnes par an en 2030

« Ces investissements visent à faire du CIMAF un leader panafricain du secteur du ciment et le premier opérateur en Afrique de l’Ouest », selon les responsables du groupe cités par APA.

Autrefois largement monopolisé par le géant nigérian Diamond Cement, le marché de l’or gris du Faso attire de plus en plus d’investisseurs étrangers. Avec l’arrivée de la deuxième usine de production du groupe marocain, ce sont cinq cimenteries qui vont désormais se partager les bénéfices des ventes issues de la poudre précieuse de quoi susciter la concurrence au profit des consommateurs. En 2030, il est attendue une consommation de plus 10 millions de tonnes par an au Burkina Faso.

 

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