Autoroute Abidjan-Lagos : un corridor de 1000 km pour faire circuler l’économie régionale

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Quatre ans après son lancement en 2013, le projet de construction de l’autoroute Abidjan-Lagos entrera dans sa phase opérationnelle dans six mois. Et ceci, grâce à l’apport de la Banque africaine de développement et de l’Union européenne qui investissent 8 millions de dollars.

Une bonne nouvelle pour les populations de la sous-région dont les relations vont s’intensifier avec cette voie rapide, appelée «route de l’intégration». «Nous avons discuté avec l’ancien président nigérian, Olusegun Obasanjo, et d’autres acteurs du secteur privé pour nous soutenir», affirme le président de la CEDEAO, Marcel Alain de Souza.

 

Long de 1028 kilomètres, le corridor servira de transit à 75% des échanges en Afrique de l’Ouest. La construction de cette autoroute assurera la fluidité du trafic entre les capitales africaines, telles que Lagos, Cotonou, Accra, Lomé et Abidjan. L’axe routier permettra aussi de relier les ports maritimes aux pays enclavés de la sous-région, comme le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

«70% des échanges commerciaux dans la région Ouest-africaine se font par l’itinéraire ABIDJAN-lagos.» – Marcel Alain de Souza, président de la Commission de la CEDEAO

Marcel Alain de Souza précise que les fonds concernent la phase opérationnelle du projet. L’étude de faisabilité de l’infrastructure routière, qui doit démarrer avant la fin du mois de janvier 2018, a été déjà financée par les cinq pays concernés.

Si le projet a accusé du retard, il est toutefois d’une importance vitale pour faciliter le développement de l’économie régionale, en tant que vecteur de l’intégration de l’économie ouest-africaine. Ce corridor desservira en effet les ports maritimes locaux où transitent 90% des exportations et 60% des importations.

Le projet remonte à la décision des chefs d’État des cinq pays situés sur le corridor Abidjan–Lagos, d’œuvrer à la construction d’une autoroute à six voies divisées pour relier leurs capitales respectives. Cette décision avait été prise en 2013, lors de la 42e session ordinaire de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire.