Angola : Bientôt la fin de l’importation de produits pétroliers

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Avec l’annonce de la construction de deux nouvelles raffineries en Angola, la compagnie publique Sonangol veut en finir avec l’importation de produits pétroliers raffinés sur le pays.

Le premier volet du plan de Sonangol est l’augmentation de la capacité de production de la seule raffinerie du pays, celle de Luanda (65 000 barils par jour). Pour cela, elle avait signé un accord avec le groupe pétrolier italien ENI, en septembre 2017.  Le second volet du plan repose sur la création d’une nouvelle raffinerie dans l’enclave de Cabinda et la mise en service de celle de Lobito – en cours de construction – pour 2022.

 

Par manque d’installations de raffinage, l’Angola importe 80% de son carburant. Le deuxième plus grand producteur de pétrole brut d’Afrique, après le Nigéria, ne raffine que 20% de sa demande locale, et pourtant sa capacité d’extraction s’élève à 1,6 million de barils par jour.

Le 17 janvier dernier, la Sonagol a pourtant lancé un appel d’offres pour l’importation de produits pétroliers. Ce geste montre que le secteur est désormais ouvert à la concurrence et dessaisit d’office le quasi-monopole de l’offre des mains de la société Transfigura.

Dans le but de rendre l’Angola autosuffisant dans la production de produits pétroliers raffinés, la Sonangol veut aussi créer les conditions du développement de l’industrie pétrochimique dans le pays. Elle souhaite exporter, d’ici peu, un surplus de production vers les marchés régionaux.